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Disclosure, toujours aussi fort en 2020 avec « Ecstasy »

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Je me souviens de cette nuit au Midi Festival édition 2012 où j’ai entendu Disclosure pour la première fois. Ils se produisaient en live pour une fête au bord de l’eau inoubliable. J’étais en transe totale. Tous leurs premiers morceaux étaient des bombes electros qui mettaient le feu au corps. Leur premier album était une tuerie absolue, un sans faute pop comme on en voit très rarement. Pour moi, « Settle » est un des meilleurs albums de la décennie 2010. Et le single Latch une obsession pop que je n’ai toujours pas épuisée (le morceau a aujourd’hui a dépassé les 500 millions d’écoutes sur Spotify et les 300 millions de vues sur Youtube !).

L’électro en concert ça peut souvent être décevant mais avec les deux frangins de Disclosure je n’ai jamais été déçu. Leur musique va droit dans mes tripes et à chaque live d’eux que j’ai assisté j’ai eu ce plaisir d’entrer vraiment en transe, d’être complètement ailleurs. Je les ai suivis des petites salles au Zénith et pour une fois que j’aimais un truc devenu mega mainstream je me réjouissais de cette super communion avec une foule aussi à fond que moi 🙂

Voilà pour cette intro en mode fanboy. Settle était sorti en 2014 et il avait été ensuite suivi en 2015 par un second album, Caracal. Certains avaient trouvé ce dernier décevant. S’il n’était peut-être pas au niveau du premier opus il restait tout de même excellent et s’approchait lui aussi du sans faute mais cette fois avec une flopée de featurings prestigieux (succès oblige). Disclosure est devenu un phénomène, un des noms qu’on voyait en gros sur les affiches de gros festivals. En deux ans les deux frérots d’à peine 20 ans ont tout explosé. Et ils ont pris la décision de prendre un peu plus leur temps pour la suite.

Ainsi a-t-il fallu attendre deux ans pour avoir un nouvel EP, Moog for love. Et déjà le duo marquait son désir de se réinventer et de prendre un peu de distance avec leurs deux premiers albums qui semblaient former au final un tout. Moog for love présentait notamment le titre Feel Like I Do, moins electro-pop et électrique, plus soul et langoureux.

Encore deux ans d’ attente avant d’avoir de nouveaux titres et ils ont surpris en 2018. Tout d’abord avec Ultimatum qui croise de façon brillante la puissante electro de leur musique avec des chants africains. Quelques mois plus tard déboulait un nouvel EP, Moonlight, hybride à souhait et plus funk. Le titre éponyme marquait le nouveau souffle de Disclosure tout en rassurant les fans sur leur légendaire efficacité et leur façon de nous retourner le cerveau et nous donner envie de danser en quelques beats obsédants. Where angels fear to tread ne ressemblait à rien de ce qu’ils avaient fait, sucrerie rétro d’un autre temps à la beauté éclatante. Love can be so hard nous recrachait en mode power pop une musique eighties irrésistible.

1 an plus tard, 2019,  Disclosure collabore avec Khalid pour le hit Talk. Et ils le retrouvent aujourd’hui en cette année 2020 avec un autre tube instantané, l’euphorisant, dansant et généreux Know your worth. Chez Disclosure il y a tout le temps cette évidence pop qui frappe, entête et émeut en même temps.

Et on est vraiment content de découvrir toujours en 2020 un nouvel EP, intitulé Ecstasy. C’est un mélange de tout le passé, du présent et un aperçu du futur de Disclosure. Ecstasy et Get Close raviront les fans de la première heure, pistes dansantes d’electro pulsionnelles. Tondo avec en featuring Eko Roosevelt confirme l’amour de Disclosure pour les touches africaines et se présente comme un single voué à ratisser très large. Expressing what matters a cette fièvre funk qu’on avait aperçue dans Moog for love. Et puis il y a Etran, parfait mix du Disclosure d’avant et de maintenant.

Duo fou qui n’a jamais raté un morceau. Disclosure est bien vivant et prêt à dégainer encore et encore. On n’a plus qu’une hâte : les revoir en live et partir très loin.

Le seul et l'unique rédacteur de Pop and Films ;)