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Lalafactory, 1 puis 2 : musique du risque

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Mystérieux duo parisien ayant déjà croisé plusieurs fois « la bande à Holden », Lalafactory est un projet musical inclassable, voire inqualifiable. Et changeant. Je me souviens les avoir vus en concert à L’International. Je n’avais pas été très convaincu, le côté volontairement brouillon m’avait même un peu épuisé sur la durée. Puis, en les revoyant en première partie d’Holden récemment, j’ai eu l’agréable sensation de les redécouvrir. On pense à Camille, au premier album de Goldfrapp, à tout un tas de choses très différentes alors que la voix perchée de la chanteuse, la guitare et les bruits mécaniques s’entrechoquent lors de chansons étonnantes, aux textes ouverts à de multiples interprétations.

Dans la foulée, je découvre leur nouvel album, 1 puis 2. Il y a de très belles choses, des réussites et des ratés. Equilibre fragile et la beauté qui va avec…Ils ne se sont pas loupés sur l’ouverture, ça c’est certain : Comme au cinéma envoûte et entête. Belle porte d’entrée, faussement simple et langoureuse. Succède Une ombre, un petit choc. Sexy en diable, presque morbide par moments. Une musique qui prend aux tripes. On revoit la chanteuse qui sur scène semble toujours à deux doigts de s’écrouler tant elle vit, ressent, ce qu’elle chante.

Goût de l’improvisation, minimalisme attachant et séduisant, petits tableaux sonores qui ne manquent pas de surprendre : Lalafactory nous entraine dans une aventure musicale pas du tout balisée et ponctuée de surprises (on retiendra en priorité Vague , Roule et Sombre au rayon des pépites). Une vraie mise en danger qui mérite qu’on s’y attarde. Ecouter l’album

Le seul et l'unique rédacteur de Pop and Films ;)