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Marie-Flore explose avec son album « Braquage »

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Marie-Flore n’est pas une débutante. Elle avait déjà sorti un album en anglais, « By the dozen », et un EP en français en 2017, « Passade digitale ». Jusqu’ici discrète, elle a fait prendre à sa musique un tournant dès la parution en 2018 de son single « Braquage » mêlant avec une efficacité rare chanson pop française et accents urbains. On a commencé à sérieusement la suivre à partir de cet instant et on a eu la belle surprise de la voir l’été dernier au Festival Cabourg Mon Amour où sa prestation très réussie et les nombreux titres accrocheurs qu’elle y dévoilait laissaient deviner un nouvel album particulièrement bon.

 

Quelques mois après la sortie d’un autre single très abouti et entêtant, « Tout ou rien », Marie-Flore sort donc aujourd’hui « Braquage », l’album. Et c’est un de ces disques rares qui réussit à faire un sans faute. C’est archi cohérent, de nombreuses paroles restent en tête, l’ensemble est tour à tour entraînant et émouvant. Un peu comme Clara Luciani avant elle, Marie-Flore se saisit de ses déboires sentimentaux pour atteindre une évidence pop. Les garçons passent, la musique reste.

 

A travers 12 pistes imparables, la chanteuse à la beauté singulière et au phrasé direct dresse un récit émouvant, parfois à vif, parfois puissant. On passe des larmes au sourire, de l’apitoiement à la soif de tourner la page et de se réinventer.

Aussi à l’aise avec les ballades douces (« Casse toi ») ou franchement déchirantes (« Presqu’île ») qu’avec les chansons pop en forme d’uppercut (« Pas envie », « Partie remise »), Marie-Flore touche droit au coeur et délivre des pistes très universelles à l’heure où nous sommes beaucoup à être largués dans notre vie sentimentale. Ça résonne fort, c’est comme si elle mettait des mots sur ce qu’on a tous ressenti un jour. Et elle le fait avec un panache, une élégance et une force qui n’appartiennent qu’à elle.

 

La presse est actuellement en train de s’enflammer pour elle et ça fait plaisir et c’est mérité. Bienvenue dans la cour des grandes 🙂

Le seul et l'unique rédacteur de Pop and Films ;)