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Skins, saison 1 (2007) : adolescence rebelle

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Adolescence et séries , une histoire qui dure. Des bourgeois de Beverly Hills aux ados « next door » de Dawson en passant par les californiens de Newport Beach (The OC) , les maudits de Hidden Palms, les rebelles de Hartley et tous les autres : les problèmes des teenagers passionnent toujours autant les téléspectateurs. Voici donc la dernière nouveauté en date : la délurée série britannique Skins.

Skins se revendique comme une série à la fois trash et lucide sur une bande d’ados résidant à Bristol. On retrouve tous les clichés du genre : le beau gosse manipulateur, la fille populaire qui sort justement avec le beau gosse et s’en prend plein la figure, la black girl next door, le gay, le lyçéen qui a une aventure avec sa prof, l’anorexique, le binoclard…Skins cite justement Dawson dès son pilote et n’a pas peur d’avouer ses références empruntées. Seulement Dawson c’était en 1998 aux Etats-Unis et depuis la télévision a perdu bien des complexes. Sans égaler son modèle plus lisse, Skins se démarque par des sujets chocs et un certain culot dont on a du mal à deviner les limites. Co-écrit avec une bande de teenagers, ce show qui se place comme décomplexé et audacieux met en scène des jeunes qui s’envoient en l’air et picolent à longueur d’épisodes. Chaque épisode est centré sur un personnage et nous fait découvrir l’ univers et les problèmes de celui-ci.

Je l’avoue : je n’avais pas accroché au pilote qui portait sur le personnage de Tony. J’ai quand même tenté de regarder la suite et je n’ai pas été décu. En fait il se trouve que Tony était simplement le personnage le moins sympathique du casting. Dès le deuxième épisode nous découvrons la fantaisiste Cassie et de suite le niveau monte. La série permet des égarements, des audaces scénaristiques qui sont tout à fait saluables. En tout, 9 épisodes pour la première saison. Reste la fameuse question : cette série est-elle réaliste ? Je serai tenté de répondre que « pas vraiment ». Les jeunes de Skins sont dépravés et vont dans des soirées très osées pour leur jeune âge. Mais les thèmes traités dans les différents épisodes bénéficient d’une belle justesse et malgré des personnages très haut en couleurs, les histoires se font souvent universelles. Le risque pris par ce divertissement de qualité est de plus ou moins intéresser les spectateurs selon les épisodes, chacun ayant plus d’affinités avec certains personnages et d’autres moins. En tout cas c’est un nouveau regard que propose les créateurs de ce show osé qui a des allures de film indépendant. Un regard sex&rock’n roll qui à n’en pas douter deviendra rapidement une référence pour une certaine génération.

Le seul et l'unique rédacteur de Pop and Films ;)