ONE SHOT SONG

Vendredi sur mer, « Chewing Gum » : je t’aime !

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Il y a les artistes qu’on aime et ceux dont on devient complètement fan. Vendredi sur mer, je l’ai aimée, comme pas mal de gens je pense, dès son morceau « La femme à la peau bleue ». Tout ce qui a suivi n’a fait que décupler l’immense attraction de sa musique sur moi : « Larme à gauche », « L’une est l’autre », « L’amour avec toi » sont sans doute les titres pop que j’ai écoutés le plus ces dernières années. Et puis surtout je l’ai découverte en live accompagnée de ses danseurs Clément Gyselinck et Dorine Aguilar. Une énergie dingue, une performance qui nous emmène ailleurs dans un univers coloré, hors du temps, avec quelque chose de très beau, libérateur, tendrement enfantin aussi. Les mélodies sont joyeuses et euphorisantes, les textes sensibles voire même à vif parfois. Mais quand Vendredi sur mer alias Charline Mignot les chante sur scène, il n’y a plus que de la joie, une envie de faire la fête comme pour panser toutes les blessures.

Elle n’a qu’une vingtaine d’années et elle a déjà un talent monstre. Elle me transporte comme aucune autre artiste aujourd’hui. Sans doute parce que ses paroles me touchent en plein coeur, sentent le vécu et peuvent résonner fort auprès de tout le monde. A l’univers pop bubble gum et vintage des sons produits par Lewis Ofman et les clips iconiques signés Alice Kong s’oppose une mélancolie universelle.

Si elle se dévoile beaucoup à travers ses chansons, Vendredi sur mer reste pudique. Elle parle des sentiments sans que l’on sache si ces derniers se destinent à un garçon ou à une fille. Ses shows ,qui font souffler un irrésistible parfum de liberté, distillent une atmosphère queer et enjouée. Et bien sûr il y a elle, tout simplement. Elle est ronde, elle est super belle, dès la première fois que je l’ai vue sur une scène je suis tombé amoureux d’elle. Parce que sans forcer le trait, à travers sa musique et ses prestations live, elle délivre un message subtil qui fait un bien fou. En la regardant, on apprend des choses : elle est inspirante. On se rappelle comme c’est beau de s’affirmer et comme cela peut nous transcender. Je pourrais la regarder des heures se déhancher et agiter ses mains. Ce n’est pas un hasard si beaucoup de personnes dans les commentaires de ses clips ou posts sociaux la désignent comme une « Queen ». Parce qu’à sa modeste échelle, cette suissesse envoie valser les étiquettes de genre et les diktats du corps. Elle aide à redéfinir une vision de la beauté, elle donne envie de se lâcher, de danser, de tout oser. Et elle fait avec douceur. 

L’emballage de Vendredi sur mer est irrésistible, presque obsédant, mais surtout son premier album « Premiers émois » est une totale réussite. Sa voix suave qui échappe aussi aux codes (ce n’est pas du chant, ce n’est pas du rap, c’est autre chose – certains parlent d’un côté gainsbourien et c’est assez juste), les sonorités hybrides et magnétiques (pop, électro, ballades flirtant génialement avec le kitsch et même touches orientales). C’est devenu un de ces rares albums que je connais par coeur et dont je ne me lasse pas. Je pourrai aller à un concert d’elle et l’applaudir tous les soirs. 

Tout ça pour dire qu’après une super prestation pour Vevo, Vendredi sur mer a dévoilé un clip pour « Chewing Gum ». Une fois encore réalisé par Alice Kong et une fois encore tout beau. Amour total.

 

Le seul et l'unique rédacteur de Pop and Films ;)